• Vous avez beaucoup croisé les doigts, et ça m'a porté bonheur puisque j'ai appris, cet après-midi, que l'appartement avec terrasse à Sète m'était attribué. Je signe le bail cette semaine et l'on me remettra dans la foulée les clés de mon nouveau chez-moi !

    Que dire, sinon que je nage dans le bonheur. Presque sept ans d'un rêve fou, des mois de recherches, des jours à tourner en rond, jusqu'à ce que je reçoive enfin la grande nouvelle : ma demande de location a été acceptée !

    Vous l'aurez compris, je ne serai pas trop disponible pour vous rendre visite sur vos blogs les quelques semaines à venir. Beaucoup de démarches à faire, beaucoup de préparatifs. Je pense emménager entre la fin du mois de mai et le début du mois de juin.

    Je vous dis un grand merci pour vos ondes positives, elles ont porté leurs fruits. Je peux bien le dire maintenant : Sète, me voici !


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  • Que fait-on quand il reste une grosse demi-heure avant le départ de son train ? - Un petit tour à la Pointe Courte bien sûr, puisque elle est à dix minutes à pied de la gare SNCF. A noter qu'à la porte de l'appartement pour lequel j'ai déposé une demande de location, il y a un bus qui fait un arrêt à quelques mètres de la Pointe Courte.

    Ici, je m'achemine vers Pattes de Velours, le refuge pour chats.

    La barque, au refuge pour chats, c'est nouveau.

     Cette fois pas de touriste hystérique, le rêve. 

    Tous les Pointus (les habitants de la Pointe Courte) tirent profit de leur minuscule terrasse. Poteries, plantes et fleurs, offres de location saisonnière, petits mots d'humour ... Du linge sèche au vent sur le quai. C'est ici que je vous quitte en espérant très fort que je retournerai à Sète pour la bonne cause, c'est à dire pour visiter l'appartement et signer le bail. Merci à celles et ceux qui ont suivi mes aventures sétoises et je vous souhaite à toutes et tous un très agréable dimanche. A bientôt ! 


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  • En voulant redescendre en ville autrement que par l'escalier de pierre, histoire de varier les plaisirs, je me fourvoie dans une impasse et j'en profite pour prendre une photo de cette énorme cheminée bizarrement posée par terre. Après ça pas le choix, je dois reprendre l'escalier. Pas de cigales à Sète contrairement à Nîmes où leur stridulation était assourdissante.

    A ce moment-là j'ai cinq ou six heures de marche dans les pattes et je me traîne comme une âme en peine jusqu'à ce que je trouve le moyen infaillible de me reposer pendant 40 minutes sans pour autant cesser de visiter Sète.

    Le petit train, mon sauveur ! En général il me passe sous le nez quand j'arrive à la billetterie mais là il n'attend que moi. J'achète en vitesse mon ticket et hop, je me hisse péniblement à bord. Dès lors, je me concentre sur les commentaires de notre chauffeur dont je me propose de vous résumer les propos.

    • Il y a 13 ponts à Sète.
    • Un jour le capitaine d'un bateau pollué comme il n'est pas permis se pointe au port de Sète qui, ni une ni deux, le somme de remettre son bateau en état de naviguer. Le capitaine effectue un calcul rapide et trouve plus intéressant, du point de vue financier, d'abandonner son navire et son équipage. La ville de Sète devra se cotiser pour rapatrier les pauvres matelots abandonnés sur le quai. Depuis ce jour, le bateau rouille sur le port.
    • Il y a actuellement deux séries en tournage en Sète, et prochainement s'y tournera une nouvelle série de M6.
    • Notre chauffeur nous interpelle : "Vous connaissez la série Candice Renoir ? Certains d'entre vous se souviennent-ils de l'épisode où quelqu'un se faisait tuer par une fléchette ? - Non ? - Ca m'aurait bien arrangé que quelqu'un réponde oui parce que celui qui a tiré la fléchette, c'était moi. Et c'est de loin le meilleur épisode qu'on ait vu de Candice Renoir."
    • C'est l'époque où les thoniers préparent leurs filets, des filets qui mesurent 1600 mètres de long. La pêche au thon est autorisée grosso modo du 20 mai au 20 juin. 
    • Chaque jour en été Sétois et touristes peuvent assister à des joutes depuis les gradins dont l'accès est gratuit.
    • La criée : le premier bateau qui rentre au port vendra ses poissons un bon prix. Le dernier devra les brader.
    • Mercredi, jour de marché !

    Voilà, j'espère que vous aurez souri comme moi en lisant ce petit topo qui nous a tous beaucoup emballés à bord du petit train de Sète. Et sur ce je vous souhaite à toutes à tous un excellent week-end. Les titis, Félix et moi on vous embrasse, à bientôt !


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  • J'arrive, à bout de souffle, au sommet du Mont Saint-Clair que les Sétois appellent la montagne parce que les gens du Sud,  ils ont été contaminés par la douce folie des grandeurs. Là m'attendent de nombreuses surprises, car je n'avais aucune idée de ce que j'allais trouver là-haut. La première chose qui me saute aux yeux, c'est cette croix gigantesque. A l'occasion d'un anniversaire, ou d'un hommage, ou de n'importe quelle autre célébration, les Sétois peuvent demander à ce qu'elle soit éclairée, pour qu'on puisse l'admirer toute illuminée d'en bas.

    Mais le clou du spectacle c'est bien elle, l'adorable chapelle Notre-Dame de la Salette construite en 1861 à l'emplacement de l'ancien fortin Montmorencette bâti par Louis XIII, et que Richelieu fit démolir en 1682. La singulière tour de la chapelle n'est pas, contrairement à ce que l'on pourrait croire, un clocher, mais un ancien système géodésique, c'est à dire un système de référence permettant d'exprimer les positions au voisinage de la Terre. Vous n'avez rien compris ? - Moi non plus.

    Je ne m'attends certainement pas à ce qu'elle soit ouverte mais elle l'est ! Pénombre et fraîcheur me font bon accueil, mais aussi le mystique envoûtement des flammes colorées, la sombre naïveté des peintures, les poissons dessinés sur les murs parce que Sète, c'est avant tout une ville de pêcheurs. Mais que cette petite chapelle a du caractère et de la personnalité ! Dommage que j'aie loupé la moitié de mes photos mais vous pouvez en voir de très réussies sur Google.

    Le vent me surprend à ma sortie de la chapelle mais aussi la clarté du jour et la chaleur. 

    Je m'en vais voir ensuite l'admirable panorama qui s'offre à nos yeux, nous qui sommes montés jusqu'ici comme on se rapproche du ciel. En bas l'on voit Sète bien sûr, l'étang de Thau, mais aussi le cap d'Agde et Balaruc qui forme une sorte de presqu'île.

    Un dernier regard à la croix électrifiée, à Notre-Dame de la Salette ...

    Et mon pèlerinage involontaire se conclut par une vue de la zone conchylicole de l'étang de Thau, autrement dit l'élevage d'huîtres. Il est temps de redescendre, les yeux pleins de ces belles images, et de remercier le ciel d'être allée jusqu'au bout de ma montée d'escalier.


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  • "La mer est comme un mur
    Bleu
    Sur lequel épinglés
    Les bateaux et les grues
    Dessinent un tableau
    Digne du plus grand Maître.
    C'est bien là que peut naître
    Un chanteur, un poète
    Mourir heureux peut-être
    Les amoureux de Sète."

    © Thaddée, 14-15 mai 2019

    De retour en ville j'arrive en vue du lycée Paul Valéry. Et je ne sais pourquoi, ce jour, je me sens l'âme d'une exploratrice. Je m'engage donc dans une ruelle en pente ... et ce n'est là que le début d'un interminable chemin de croix.

     Je suis déjà hors d'haleine mais la curiosité l'emportant ...

    J'arrive au Chemin des Escaliers, qui porte bien son nom qu'on se le dise. Je m'attendais, dans ma naïveté légendaire, à quelques marches tout au plus débouchant sur un lacis de ruelles. Mais ce sont des dizaines et des dizaines de marches de pierre qui m'attendent, plus ou moins hautes, plus ou moins espacées. De gaillardes promeneuses me sèment au passage tandis que je m'accorde des pauses assises et le temps, bien sûr, de prendre des photos. Le plus fort c'est que je ne sais absolument pas où je vais mais comme je dis à quelqu'un qui me plante sur place : "Forcément, ça doit bien arriver quelque part".

    Plusieurs fois me prendra l'envie de rebrousser chemin mais je croise de plus en plus de monde, "qui redescend de quelque part", ce qui me permet d'entrevoir que je touche au but. Alors je persévère et je vois enfin mes efforts récompensés. Mais vous, ce n'est que demain que vous connaîtrez le fin mot de l'histoire.


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